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Création de la troupe Fay'Art scène des Monts d'Ardèche
"Rester Humain - les blessures silencieuses"

 

La Guerre est le thème ou plutôt la toile de fond de ce spectacle. Si le centenaire du début de la Grande Guerre a influé sur notre choix, c’est plus comme un miroir nous renvoyant à notre époque, à ce début de 21ème siècle troublé.

Au-delà des évènements tragiques et des crises bien réelles qui traversent le monde, l’évolution du langage elle-même laisse à penser que nous sommes dans une guerre perpétuelle, sur tous les fronts : militaire bien sûr mais aussi économique, écologique, cybernétique, psychologique, humanitaire, médical… Tout semble passer par des rapports de forces dans l’usage galvaudé que nous faisons des mots, la guerre n’en étant plus qu’une expression parmi d’autres.

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C’est à hauteur d’homme que nous avons voulu placer notre spectacle ; sur la toile de fond des guerres, des violences subies ou infligées, que devient notre humanité malmenées ?
« J’ai peur de perdre ma foi dans l’humanité, en moi-même, au bien qui existe dans le monde. », écrit, en 1918, à sa bien aimée, Frantz Blumenfeld un soldat allemand ; avant d’ajouter : « Que me sert de rester en vie, si je perds mon âme ? » Cette peur, ce questionnement nous ramènent au sens même de la vie et nous a semblé à la fois universel et intemporel.

Nous avons aussi souhaité, à travers des textes poétiques, faire une place particulière aux enfants, au rêve interdit ou brisé quand violence et horreur ne laissent plus de place à l’innocence de l’enfance, « Quand les yeux des mères sont des poteries cassées » et que les enfants ne peuvent plus que « Voler au-dessus de leurs rêves ».

 

Si les textes choisis sont souvent durs, grâce à la beauté et à la poésie de l’écriture ils sont aussi particulièrement émouvants et d’une profonde humanité. Les mélodies à l’accordéon, loin d’être un simple accompagnement, sont la respiration de ce spectacle. Pour nous, le choix de l’accordéon était une évidence ; instrument populaire et « viscéral » il exprime à merveille toute la gamme des émotions, de la plus profonde tristesse à la joie la plus intense. Il est aussi associé à la fête, au bal…


Les textes

Poésies : Abdullah Sidran "Cauchemar", Hoang Trung Thong "Repiquage", Jean-Pierre Siméon "Toucher Terre", Babacar Sall "Tu penses", Andrée Chédid "L’enfant est mort"
Extraits du roman de Philippe Claudel "La petite fille de Monsieur Lhin", "Comme on respire" de Jeanne Benameur.
Scénette de Karl Valentin "La situation actuelle"
Correspondances de la Grande Guerre
Texte original

Les interprètes
Passeurs de mots : Marie-Paule GANDON et Bernard DUVAL
Passeurs de notes : Marie-Christine GRANTURCO et Agnès PAGNERRE

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Paroles de spectateurs
Dès la première, il est apparu que les personnes du public, une fois la représentation terminée, avaient le désir d’échanger avec nous sur le spectacle auquel elles venaient d’assister, d’exprimer leur ressenti et de nous questionner sur notre travail. Aussi nous proposons aux spectateurs qui le souhaitent de partager un moment avec nous à l’issu du spectacle.

Voici quelques réactions et questions glanées lors de ces moments d’échanges :
Les réactions :
« C’est un spectacle émouvant qui nous touche profondément et quelque part nous interpelle. »

« C’est un spectacle qui parle de la Guerre, mais d’une autre manière, sous un angle inhabituel : celui de l’être humain, de son humanité et qui nous entraîne dans un cheminement d’une grande cohérence.»

« Il serait intéressant de présenter ce spectacle en milieu scolaire. Il nous rappelle que derrière les guerres il y a des hommes de chairs et de sang, des hommes qui ont « une âme qui pense, réfléchit et sait souffrir » comme l’a écrit un jeune poilu. »

« Le spectacle se termine sur une très belle image, porteuse de vie et d’humanité. »

« La musique à l’accordéon apporte le souffle, la respiration nécessaire à la dureté des textes. »


 

 

Fay'Art scène des Monts d'Ardèche - 07630 Le Béage- Email fay-art07@orange.fr